Alors qu’on nous avait annoncé un remaniement du gouvernement marquant une nouvelle étape dans la politique de notre pays, l’annonce de sa composition ressemble plus à un jeu de chaises musicales qu’à un véritable tournant. Rien de nouveau sous le soleil. Du ministre de l’Éducation nationale au ministre de l’Économie, en passant par le ministre des Affaires étrangères ou de la Défense, les principaux responsables de la politique menée, depuis trois ans, restent en place. Le tournant écologique et social n’aura pas lieu. 

Avec un Premier ministre, ayant participé de près ou loin à des gouvernements de droite, membre de l’UMP puis de LR, force est de constater que ce nouveau gouvernement est clairement engagé dans une trajectoire n’ayant plus rien à voir avec la promesse initiale du candidat Macron, élu sur le « en même temps ».

Nous souhaitons bonne chance à la nouvelle ministre de la Transition écologiste, mais dans une équipe si ouvertement pro chasse ou pro corrida ou si peu enclin à prendre sérieusement en compte les enjeux écologiques et les signaux envoyés par les électeurs aux dernières élections municipales, la tâche paraît bien lourde.

C’est en revanche avec inquiétude que nous apprenons la nomination de Gérald Darmanin au ministère de l’intérieur. La cour d’appel de Paris vient d’ordonner la reprise de l’enquête, suite à une plainte pour viol, harcèlement sexuel et abus de confiance déposée en février 2018, qui vise Gérald Darmanin. Quel signal peut envoyer cette nomination à tou.tes les défenseur.es de l’égalite femmes-hommes, qui avait pourtant été déclarée grande cause du quinquennat ?

Alain Coulombel et Éva Sas, porte-paroles