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L’échec de l’action de la communauté internationale en Syrie est patent : jamais la situation n’a été aussi meurtrière depuis le début du soulèvement populaire contre le régime de Bachar el-Assad. Pire : depuis cinq ans toute tentative du Conseil de sécurité pour agir, ne serait-ce que sur le plan humanitaire, a été rendue impossible par le veto de la Russie.

Cinq jours, c’est le temps qu’aura duré la dernière tentative de cessez-le-feu, sous l’égide des États-Unis et de la Russie et avec l’accord de la majorité des parties en conflit. Entré en vigueur le 19 septembre, il a cessé après l’attaque d’un convoi humanitaire de l’ONU.

Pourtant, les aviations russe et syrienne se sont à nouveau déployées au-dessus des zones rebelles d’Alep, leurs pilonnages faisant des dizaines de morts civiles. Le convoi d’aide d’urgence des Nations-Unies, prévu dans l’accord de cessez le feu, devait ravitailler plus de 70.000 personnes. Il a également été touché par les frappes. Les bombes, qui continuent à tomber aveuglément engendrent chaque jour destructions, morts et blessés. Dernièrement, elles ont visé délibérément la Défense civile d’Alep, constituée de volontaires, alors qu’ils tentaient d’extraire des personnes des décombres. Selon l’Unicef, les 250 000 habitants d’Alep manquent de tout.

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, s’est dit consterné par l’escalade militaire dans la ville d’Alep. A la lumière du droit international, selon lui, la qualification de la situation est claire : l’usage systématique et aveugle d’armes dans des zones densément peuplées constitue un crime de guerre.

La réunion d’urgence du Conseil de sécurité à la demande des États-Unis, de la France et la Grande-Bretagne du 25 septembre a conclu à une responsabilité directe de la Russie et de Bachar el-Assad dans la cessation de la trêve. Pourtant, la communauté internationale reste impuissante.

EELV condamne les bombardements des populations civiles. L’aide humanitaire doit être une priorité et parvenir de toute urgence aux populations d’Alep.

EELV souhaite que les responsables de ces actes soient poursuivis par la Cour Pénale Internationale.

EELV demande à l’Union Européenne d’intervenir dans les négociations pour la poursuite d’un cessez le feu afin de ne pas laisser les deux grandes puissances parrainer seules des négociations qui, à terme, se concluent par des échecs.

EELV considère qu’une réforme du Conseil de Sécurité est nécessaire. Les Nations-Unies doivent d’urgence se prononcer pour des sanctions contre ceux qui violent impunément le droit international.

La guerre n’est une fatalité que si nous restons spectateurs. L’Europe est le fruit d’un travail pour la paix, elle doit faire son possible pour permettre au peuple Syrien de retrouver liberté et dignité.

Julien Bayou, Sandra Regol, porte-parole nationaux